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Le dripping (de l’anglais to drip : »goutter ») a été mis à l’honneur grâce à Jackson Pollock, peintre américain et figure de proue de l’expressionnisme abstrait. Même si cettetechnique peut paraître légère au premier abord, elle nécessite néanmoins un peu de pratique et d’entraînement pour être parfaitement maîtrisée.

Le dripping est né du « All-Over » : un terme de peinture apparu vers 1948. Cette technique a été inventée par la peintre Janet Sobel (1894–1968). Le All-Over est un procédé qui conduit à une répartition plus ou moins uniforme des formes picturales sur l’ensemble de la toile qui semble continuer de se prolonger au-delà des bords, écartant ainsi le problème du champ pictural. Chaque coup de pinceau annule le précédent et le rapport de celui-ci avec le fond en cours de travail. Jackson Pollock a remarsué le travail de Sobel en 1944 à la galerie Art of This Century et s’en est inspiré pour créer ses drippings en 1945. Il fit son premier dripping sur une voile de bateau.

Ces techniques sont consécutives de l’Action Painting traduit littéralement « peinture d’action » ou « peinture gestuelle ». Il désigne aussi bien une technique qu’un mouvement pictural. C’est un art abstrait apparu au début des années cinquante à New-York. Ce terme a été proposé en 1952 par le critique américain, Harold Rosenberg, pour caractériser l’importance de la gestualité dans le travail de certains artistes expressionnistes abstraits.